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jeudi 27 août 2020

Train de ligne

 

Train de ligne

Je ne sais pas où je vais.
Un train mystérieux m’emportant 
Mon temps a cherché un but.
Sur des lignes d’une muse inachevée
Je ne sais pas quoi, ma vie en prose à ce train ?

Je me souviens encore des roulis chantant.
De correspondance pour une aventure
Un sillon de voie transbahuté de lettres
De poésies incessantes sur du papier
Je n’en n’ai pas encore terminé d’écrire.

Un souvenir, une vitrine, un paysage 
Des mots dans l’ordre d’une sortie de lignes
Une muse infatigable à des voyages
Je ne sais pas s’y, elle me connaît vraiment ?
Un pauvre voyageur emportant ses rimés.

Je voyage dans un train de lignes.
Un voyage long de sens lyrique
Les mots sortant de ma bouche
Une muse dictant le sceau 
Mes doigts empreints de ses segments.

Edmond NICOLLE Le 27.08.2020
Auteur et créateur de poésies depuis 1973
Texte n° 2867

mercredi 26 août 2020

Long est le chemin

 

Long est le chemin

Le temps est mon rival.
Il ne pousse plus de pétales à ma foi.
Passant mon chemin à des chardons
Mes yeux se perdant dans un ciel lointain
Je ne peux freiner le temps d'un Dieu.

Je suis le saltimbanque de mots.
D'une histoire sans y voir une fin
Un destin d'une égérie impalpable
Où les mots sortant de mes doigts
Un parjure de sens poétique.

J’ai peur de ne pas finir les mots.
De lignes qu’une muse me dictant
Une vigilance insoupçonnée d’inspirations
Mon âme assujettis à ses lettres en proses
Ne restant que mon souffle à ma vie errante.

Long est le chemin d’un ciel.
Mon âme distançant un appel
Ne restant que des jours à vous écrire
Des lignes, le parchemin d’une muse
Le temps s’écoulant mystérieusement.

Edmond NICOLLE Le 26.08.2020
Auteur et créateur de poésies depuis 1973
Texte n° 2866

lundi 24 août 2020

Immensité silencieuse

 

https://youtu.be/tMuTVBifpq8

 

Immensité silencieuse

Je vous ai embrassé en mille saisons.
Mon corps en divagation à une lune
Une lune ne faisant qu’un en moi
Des mots envoyés de nulle part ailleurs.

Je me brise à chaque instant.
Fluide d’un ciel coloré
Évasion qui m’attire 
Exaltant ma nudité.

Je ne suis pas libre. 
Mon corps me pèse.
L’âme en échappatoire
Regard d’une lune à mes silences.

Je ne suis plus ici.
Un rêve m’emportant
Mon imagination me perdant
Un fluide m’enfonçant davantage.

Edmond NICOLLE Le 24.08.2020
Auteur et créateur de poésies depuis 1973
Texte n° 2865

vendredi 21 août 2020

Le temps n'est plus ici

 

 

https://youtu.be/TaT7zgB45t0

 

Le temps n’est plus ici
(LE HAVRE 2020)

Mon visage s’oubliant au temps
Mes doigts frappant encore de notes 
Une saison à des vents lointains
Je parcours inlassablement le temps.
Il n’y a plus de sons au beffroi du port.

Je me perds dans des dédales.
Mon souffle haleté, séché
Les pavés me brûlent le visage.
Je cherche encore un tracé de vie.
Quelques lignes de chemin de fer battu.

Quelques badauds ici et là 
Se noyant comme moi à des souvenirs 
Images imperceptibles qu’on a effacées
Sur un quai, une mort qu’on n’a oublié de dire
Ne restant qu’un souvenir mémorable d’un temps.

Le silence me parcourant le corps
Désirant en savoir, mais je reste muet.
Sur un quai, je regarde les balustres. 
Un semblant de vie, des enfants jouent
Quelques grues hautes perchées restantes.

Le temps est devenu un silence.
Je me terre pour échapper à ce dédale.
Ce méandre d’histoire qui est resté en moi
Un dédale de vie pour les survivants d’une histoire
Je repose ma plume sur cette feuille, mon histoire.

Le HAVRE, mon silence

Edmond NICOLLE Le 21.08.2020
Auteur et créateur de poésies depuis 1973
Texte n° 2864

vendredi 14 août 2020

Il me reste le temps

 

https://youtu.be/pBU7VvCYZIY?list=RDpBU7VvCYZIY

 

Il me reste le temps

 

Partir, rester

Mon corps à des souffles

Combien de temps à mes jambes ?

Mon regard se perd à l’infini

C’était hier, demain sera-t-il que je sois là ?

 

Je cours inlassablement au temps

Tenir encore vers un souvenir passé

Mère est déjà partie à une lune

Je maudits le temps à la nuit venue

Une vie ailleurs serait moins flagrante.

 

Il me reste toi la vie

Pas de concertation

Le silence entre toi et moi

Tenir encore à futures aubes

Dieu sera-t-il encore là pour moi ?

 

Je cherche une fuite  

Une essence fluide à mon âme

Un mot, une délivrance, une mère

Le temps tant figé d’une histoire

Une histoire corrompue à une nuit.

 

Edmond NICOLLE Le 14.08.2020
Auteur et créateur de poésies depuis 1973
Texte n° 2863

vendredi 31 juillet 2020

Ma vie sans toi


Ma vie sans toi…

Comment pourrai-je t’aimer sans toi ?
Une invisible vie cachée à toi
Je t’aimerais un jour sans élocution.
Amour impossible sur des lettres.

J’aimerais encore une fois te dire.
Je t’aimerais à l’impossible.
Entre nos bras, l’amour
Croiser nos regards.

Je voudrais crier à toi.
Mon appel à travers la montagne
Les rivières qui dépassent les raisons
Le souffle venu d’un ailleurs.

Respirer à deux, le temps
Le ciel rien que pour nous deux
T’aimerais encore une fois à l’amour.
Enlacer vers une route tant difficile.

Tu te rappelles le temps d’hier ?
Nous marchions ensemble
Un désir caché à nos cœurs
Partir un jour, te retrouver.


Edmond NICOLLE Le 31.07.2020
Auteur et créateur de poésies depuis 1973
Texte n° 2862

mardi 14 juillet 2020

Le vent me soufflera ses mots


Le vent me soufflera ses mots

J’ai marché tant de temps
La poussière à mes pieds
Tant de lignes sur du papier
Je t’ai attendu tant de fois
Le vent me soufflera ses mots.

Il fait déjà clair
Le ciel éblouie mon regard
Je t’appelle à mon secours
Je suis seul à avancer
Le vent me soufflera ses mots.

Un tonnerre de bruit à l’horizon
Dieu ou Satan à mon appel ?
Mon âme s’effacera à eux
La nuit viendra au souffle d’un vent
Le vent me soufflera ses mots.

Je suis déjà loin de mon histoire
Le temps passant,
Soufflant ma mémoire
Ne laissent que des mots
Le vent me soufflera ses mots.

Une brise me parcourant le corps
Doucement me laissant emporter
Songeur et amoureux du risque
Nudité d’une histoire sans fin
Le vent me soufflera ses mots.

Edmond NICOLLE Le 14.07.2020
Auteur et créateur de poésies depuis 1973
Texte n° 2861